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Carte de la paroisse

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 18:50

On appelle "Carême" la période de quarante jours réservée à la préparation de la fête de Pâques. Le mot "Carême" signifie lui-même "quarante". Très tôt, l'Église a commencé à faire du Carême un temps de pénitence et de renouvellement pour toute la chrétienté, avec la pratique du jeûne et de l'abstinence.

Certes, l'Église a assoupli en notre temps les règles et pratiques pénitentielles du Carême, mais elle demande toujours aux fidèles de vivre ces quarante jours en esprit de pénitence et de conversion.

L'Église s'unit chaque année par les quarante jours du Grand Carême, au mystère de Jésus dans le désert" (CEC, n° 540). C'est comme une retraite collective de quarante jours pendant lesquels l'Église propose à ses fidèles l'exemple du Christ pendant ses quarante jours au désert. Elle se prépare ainsi à la célébration des solennités pascales, dans la purification du cœur, la pratique parfaite de la vie chrétienne et une attitude de pénitence. La pénitence, ou "metanoia", signifie "conversion" du pécheur, "changement d'esprit". Elle désigne tout un ensemble d'actes intérieurs et extérieurs en vue de la réparation du péché commis, et la sanctification qui en résulte pour le pécheur. Le "changement de vie", c'est l'acte du pécheur qui revient vers Dieu après s'être éloigné de Lui, ou l'acte de l'incroyant qui reçoit le don de la foi.

Cette année le Carême revêt un caractère plus fort encore d'appel à accueillir l'immense Amour de Dieu. Le Jubilé de la Miséricorde ouvert le 8 décembre 2015 pour se terminer le dimanche 20 novembre 2016 est une occasion voulue par le pape François pour nous aider à rester attentif à la présence de Dieu afin découvrir et vouloir à notre tour devenir ambassadeur de Miséricorde du Seigneur dans nos relations avec nos frères, avec nous et revenir à Dieu dans la joie d'un cœur purifié et renouvelé.

Nous observons de nombreux changements dans le fonctionnement de notre société et dans le monde. Nous ne pouvons pas seulement attendre que les moyens qui font grandir la solidarité, la fraternité et la justice viennent des autres. Chacun, là où nous vivons, pouvons entamer un chemin qui manifeste que l'homme recherche la joie et la paix. Qu'il est fait pour le bonheur. Afin de devenir acteur de cette construction, accueillons le temps du Carême qui nous renouvelle. Qu'il nous soit une occasion de nous laisser retourner en profondeur pour voir le monde et l'homme avec le regard de Dieu.

Bon et saint carême à tous sur les chemins de la MISERCORDE.

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Pour aider les fidèles à se préparer à la fête de Pâques, l’Eglise encourage les actes de dévotion et parmi ceux-ci le CHEMIN DE CROIX.

La prière du chemin de croix est une occasion de redécouvrir comment notre Seigneur dans sa chair a vécu la condition humaine en portant les faiblesses et en assumant les souffrances. Nous sommes invités de marcher avec Lui sur le chemin de croix, portant avec Lui les peines et les difficultés et offrant avec Lui le fruit de nos efforts au Père, plein de Miséricorde.

Dans chacune de nos églises, cette proposition sera faite. Rejoignez ceux qui l’animeront et n’hésitez pas à vous déplacer d’une église à l'autre.

Pour télécharger les horaires des chemins de croix et des confessions:

https://drive.google.com/file/d/0B6Or-8mJ3L3nX1lHSWFRdlVKdlE/view?usp=sharing

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La prière peut se poursuivre dans :

    • L’ADORATION DU SAINT-SACREMENT : Mardi de 14h à 18h à La Bourboule / mercredi de 14h30 à 16h30 à Tauves / jeudi de 8 h à 21 h à de La Bourboule / vendredi de 14h30 à 16h30 à Messeix

    • LA PRIERE DU CHAPELET DE LA MISERCORDE : le 1er vendredi de chaque mois à 15h à La Bourboule et Tauves

    • LA PRIERE POUR LES DEFUNTS : le 3ème vendredi de chaque mois à La Bourboule

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Pour poursuivre nos efforts de conversion il est proposé dans divers lieux de la paroisse, des temps de célébration du SACREMENT DE RECONCILIATION au cours desquels un ou plusieurs prêtres seront disponibles pour donner le Pardon de la part du Seigneur. Chacun de ces moments se terminera par la célébration de la messe. En cette Année Sainte de la Miséricorde, faisant l'effort de nous préparer et de demander le Pardon du Seigneur. Nous deviendrons plus capables de donner, à notre tour, le témoignage du pardon à nos frères et de la réconciliation avec ceux qui nous ont blessé. Ces efforts porteront des fruits qui dépasseront nos frontières et participeront à faire avancer le monde vers un avenir meilleur parce que conduit par l'Amour de Dieu.

Pour télécharger les horaires des chemins de croix et des confessions:

https://drive.google.com/file/d/0B6Or-8mJ3L3nX1lHSWFRdlVKdlE/view?usp=sharing

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La prière produit son fruit dans L’AUMONE, le partage. Afin d’exprimer notre charité à l’égard de ceux qui comptent sur nous, nous nous tournerons vers nos frères d’Haïti. Depuis l'année dernière, des contacts ont été pris avec la paroisse Saint Antoine l'Ermite du diocèse de Jérémie par l'intermédiaire du Père Jude. Les paroissiens désirent entamer des relations de fraternité avec des paroissiens français. Avec l'accord et l'encouragement de leur évêque, nous pouvons maintenant prendre à cœur cette initiative et vivre concrètement les œuvres de Miséricorde auxquelles le Saint-Père nous appelle.

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Au cœur de cette Année Sainte de la Miséricorde, une CONFERENCE suivi d'un temps d'échange est proposée à toutes les personnes qui souhaitent prendre un temps au cœur du carême pour approfondir le thème de la MISERICORDE dans l'esprit de ce que nous propose le pape François.

Rendez-vous mardi 23 février 2016 à la salle de la Rotonde de LA BOURBOULE à 14h30.

Conférencier : Père René LAVAUR, retiré à Loubeyrat (il y a quelques années, il était curé de Besse et Vassivière. Nous l'avions rencontré à Ars lors de notre pèlerinage paroissial).

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Message du pape François

« C’est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices » (Mt 9,13). Les œuvres de miséricorde dans le parcours jubilaire»

  1. Marie, icône d’une Église qui évangélise parce qu’elle a été évangélisée

Dans la Bulle d’indiction du Jubilé, j’ai invité à faire en sorte que «le Carême de cette Année Jubilaire [soit] vécu plus intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu » (Misericordiae vultus, n. 17). Par le rappel de l’écoute de la Parole de Dieu et l’initiative «24 heures pour le Seigneur», j’ai voulu souligner la primauté de l’écoute priante de la Parole, plus particulièrement de la Parole prophétique. La miséricorde de Dieu est certes une annonce faite au monde: cependant chaque chrétien est appelé à en faire l’expérience personnellement. C’est pourquoi, en ce temps de Carême, j’enverrai les Missionnaires de la Miséricorde afin qu’ils soient pour tous un signe concret de la proximité et du pardon de Dieu.

Parce qu’elle a accueilli la Bonne Nouvelle annoncée par l’archange Gabriel, Marie chante prophétiquement dans son Magnificat la miséricorde par laquelle Dieu l’a choisie. La Vierge de Nazareth, promise comme épouse à Joseph, devient ainsi l’icône parfaite de l’Eglise qui évangélise car elle a été et demeure constamment évangélisée par l’œuvre de l’Esprit Saint qui a fécondé son sein virginal. Dans la tradition prophétique – et déjà au niveau étymologique – la miséricorde est étroitement liée aux entrailles maternelles (rahamim) et à une bonté généreuse, fidèle et compatissante (hesed) qui s’exerce dans les relations conjugales et parentales.

  1. L’alliance de Dieu avec les hommes: une histoire de miséricorde

Le mystère de la miséricorde divine se dévoile au cours de l’histoire de l’alliance entre Dieu et son peuple Israël. Dieu, en effet, se montre toujours riche en miséricorde, prêt à reverser sur lui en toutes circonstances une tendresse et une compassion viscérales, particulièrement dans les moments les plus dramatiques, lorsque l’infidélité brise le lien du pacte et que l’alliance requiert d’être ratifiée de façon plus stable dans la justice et dans la vérité. Nous nous trouvons ici face à un véritable drame d’amour où Dieu joue le rôle du père et du mari trompé, et Israël celui du fils ou de la fille, et de l’épouse infidèles. Ce sont les images familières, comme nous le voyons avec Osée (cf. Os 1-2), qui expriment jusqu’à quel point Dieu veut se lier à son peuple.

Ce drame d’amour atteint son point culminant dans le Fils qui s’est fait homme. Dieu répand en lui sa miséricorde sans limites, au point d’en faire la «Miséricorde incarnée» (Misericordiae Vultus, n. 8). En tant qu’homme, Jésus de Nazareth est fils d’Israël dans le plein sens du terme. Il l’est au point d’incarner cette écoute parfaite de Dieu demandée à tout Juif par le Shemà qui constitue, aujourd’hui encore, le cœur de l’alliance de Dieu avec Israël : «Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces» (Dt 6, 4-5). Le Fils de Dieu est l’Époux qui met tout en œuvre pour conquérir l’amour de son Épouse. Il lui est lié par son amour inconditionnel qui se manifeste dans les noces éternelles avec elle.

Ceci constitue le cœur vibrant du kérygme apostolique où la miséricorde divine tient une place centrale et fondamentale. Il est «la beauté de l’amour salvifique de Dieu manifesté en Jésus-Christ, mort et ressuscité» (Exhort. apost. Evangelii gaudium, n. 36), cette première annonce «que l’on doit toujours écouter de nouveau de différentes façons, et que l’on doit toujours annoncer de nouveau durant la catéchèse» (Ibid., n. 164). La miséricorde alors «illustre le comportement de Dieu envers le pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire» (Misericordiae vultus, n. 21), restaurant vraiment ainsi la relation avec Lui. En Jésus Crucifié, Dieu veut rejoindre l’homme pécheur jusque dans son éloignement le plus extrême, précisément là où il s’est égaré et éloigné de Lui. Et ceci, il le fait dans l’espoir de réussir finalement à toucher le cœur endurci de son Épouse.

  1. Les œuvres de miséricorde

La miséricorde de Dieu transforme le cœur de l’homme et lui fait expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d’être, à son tour, miséricordieux. C’est à chaque fois un miracle que la miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de nous, en nous incitant à l’amour du prochain et en suscitant ce que la tradition de l’Eglise nomme les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Elles nous rappellent que notre foi se traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider notre prochain corporellement et spirituellement, et sur lesquels nous serons jugés:le nourrir, le visiter, le réconforter, l’éduquer. C’est pourquoi j’ai souhaité que «le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Évangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine» (Ibid., n. 15).

Dans la personne du pauvre, en effet, la chair du Christ«devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré… pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin» (Ibid.). Inouï et scandaleux mystère qui prolonge dans l’Histoire la souffrance de l’Agneau innocent, buisson ardent brûlant d’un amour gratuit, et devant lequel nous ne pouvons, à la suite de Moïse, qu’ôter nos sandales (cf.Ex 3,5); et ceci plus encore quand ce pauvre est notre frère ou notre sœur en Christ qui souffre à cause de sa foi.

Face à cet amour, fort comme la mort (cf. Ct 8,6), le pauvre le plus misérable est celui qui n’accepte pas de se reconnaître comme tel. Il croit être riche mais, en réalité, il est le plus pauvre des pauvres. Et s’il est tel, c’est parce qu’il est esclave du péché qui le pousse à user de la richesse et du pouvoir non pas pour servir Dieu et les autres, mais pour étouffer en lui l’intime conviction de n’être, lui aussi, rien d’autre qu’un pauvre mendiant. D’autant plus grands sont le pouvoir et les richesses dont il dispose, d’autant plus grand est le risque que cet aveuglement devienne mensonger. Il en vient à ne même plus vouloir voir le pauvre Lazare qui mendie à la porte de sa maison (cf. Lc 16, 20-21), figure du Christ qui, dans les pauvres, mendie notre conversion. Lazare est cette opportunité de nous convertir que Dieu nous offre et que peut-être nous ne voyons pas.

Cet aveuglement est accompagné d’un délire orgueilleux de toute-puissance, dans lequel résonne, de manière sinistre,ce démoniaque «vous serez comme des dieux» (Gn3,5), qui est à la racine de tout péché. Un tel délire peut également devenir un phénomène social et politique, comme l’ont montré les totalitarismes du XXème siècle, et comme le montrent actuellement les idéologies de la pensée unique et celles de la techno-science qui prétendent réduire Dieu à l’insignifiance et les hommes à des masses qu’on peut manipuler. Ceci, de nos jours, peut être également illustré par les structures de péché liées à un modèle erroné de développement fondé sur l’idolâtrie de l’argent qui rend indifférentes au destin des pauvres les personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les portes, refusant même de les voir.

Pour tous, le Carême de cette Année jubilaire est donc un temps favorable qui permet finalement de sortir de notre aliénation existentielle grâce à l’écoute de la Parole et aux œuvres de miséricorde. Si à travers les œuvres corporelles nous touchons la chair du Christ dans nos frères et nos sœurs qui ont besoin d’être nourris, vêtus, hébergés, visités, les œuvres spirituelles, quant à elles, – conseiller, enseigner, pardonner, avertir, prier – touchent plus directement notre condition de pécheurs. C’est pourquoi les œuvres corporelles et les œuvres spirituelles ne doivent jamais être séparées. En effet, c’est justement en touchant la chair de Jésus Crucifié dans le plus nécessiteux que le pécheur peut recevoir en don la conscience de ne se savoir lui-même rien d’autre qu’un pauvre mendiant.

Grâce à cette voie, « les hommes au cœur superbe », « les puissants » et « les riches », dont parle le Magnificat ont la possibilité de reconnaître qu’ils sont, eux aussi, aimés de façon imméritée par le Christ Crucifié, mort et ressuscité également pour eux. Cet amour constitue la seule réponse à cette soif de bonheur et d’amour infinis que l’homme croit à tort pouvoir combler au moyen des idoles du savoir, du pouvoir et de l’avoir. Mais il existe toujours le danger qu’à cause d’une fermeture toujours plus hermétique à l’égard du Christ, qui dans la personne du pauvre continue à frapper à la porte de leur cœur, les hommes au cœur superbe, les riches et les puissants finissent par se condamner eux-mêmes à sombrer dans cet abîme éternel de solitude qu’est l’enfer. C’est alors que résonnent à nouveau, pour eux comme pour nous tous, les paroles ardentes d’Abraham:«Ils ont Moïse et les Prophètes, qu’ils les écoutent!» (Lc 16,29). Cette écoute agissante nous préparera le mieux à fêter la victoire définitive sur le péché et sur la mort de l’Époux qui est désormais ressuscité, et qui désire purifier sa future Épouse dans l’attente de son retour.

Ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion ! Nous le demandons par l’intercession maternelle de la Vierge Marie, qui, la première, face à la grandeur de la miséricorde divine dont elle a bénéficié gratuitement, a reconnu sa propre petitesse (cf. Lc 1,48) en se reconnaissant comme l’humble Servante du Seigneur (cf. Lc 1,38).

Du Vatican, 4 octobre 2015

Fête de Saint-François d’Assise

FRANCISCUS

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Published by Paroisse Sainte-Bernadette des Dores - dans Actualités
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